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Titre : Enfant-Jésus en cire

Cet enfant-Jésus en cire a été fait vers 1861, mais habillé d’une robe neuve vers 1983, sans doute par Soeur Thérèse du Calvaire, religieuse de ce monastère de Saint-Hyacinthe. Cette charmante figurine a maintenant sa place parmi les artefacts de notre patrimoine, un patrimoine religieux et artistique très précieux.

Notons, en passant, que la fabrication des enfants-Jésus en cire date des débuts de notre fondation du Précieux Sang, à peu près vers 1863. Mais, comment les soeurs se prenaient-elles pour faire ces enfants-Jésus en cire? La technique pour confectionner ces figurines demande beaucoup de patience et un travail des plus délicats. Il s'agit de faire des moules de diverses formes et grandeurs, de les huiler, puis de couler de la cire chaude dans chacun de ces moules. Quand la cire a refroidi, on sort les différents membres de leurs moules. C'est le temps de poser les yeux de vitre au visage de l'enfant. Enfin, on peut joindre les membres au corps et les polir.

Puis on donnait un visage humain à ces Jésus en cire en s'occupant de la chevelure. Souvent les cheveux étaient fournis par les parents qui apportaient des mèches de cheveux de leurs enfants. Alors, la religieuse artisane s'occupait de mouiller les petites mèches qu'elle roulait sur des broches à tricoter. Une fois séchées, ces petites boucles de cheveux étaient posées, une à une, sur la tête de la figurine. On terminait par les cils, les sourcils, les lèvres et les joues. C'est seulement alors qu'on pouvait habiller l'enfant-Jésus. Et voilà le petit enfant-Jésus prêt pour être placé dans la crèche la nuit de Noël. Les plus petites figurines trouvaient leur place dans un berceau.

Pour nous, l'origine du berceau suspendu, remonte au tout premier Noël de notre Institut, soit en décembre 1861, alors que les soeurs logeaient dans la maison natale d'Aurélie Caouette (Mère Catherine-Aurélie du Précieux Sang.)

À ce sujet, voici la note écrite par Monsieur le G.V. Joseph-Sabin Raymond: " La Messe de Minuit (Noël 1861), s'est chantée dans notre chapelle qui était très élégamment ornée. Le chant a été simple, mais beau. L'Enfant-Jésus était d'une grâce ravissante, placé dans un petit BERCEAU suspendu et orné avec un goût exquis. Au moment de la communion, notre vénérée Mère Fondatrice va recevoir la sainte Hostie. Jésus lui apparaît presque au même instant comme un petit enfant; elle le trouve dans ses bras. Il l'appelle sa bien-aimée, son lys parfumé, et lui dit qu'il vient avec joie se reposer en elle ".

Pour ce qui est de la visite des crèches, voici le témoignage de Soeur Marie-des-Sept-Douleurs, Louise Deschamps, entrée le 1er juillet 1863: " Notre Mère , dit-elle, nous a laissé un mémorial de sa tendre dévotion envers l'Enfant Jésus, dès les premières années de notre Congrégation, en instituant la visite des crèches, après la Messe de Minuit, pour faire comme une amende honorable à l'Enfant Dieu, de tant d'ingratitudes qu'il reçoit... ". Cette visite à la chapelle et à la crèche de la communauté, se fait encore aujourd’hui.

Terminons par une prière de Mère Catherine-Aurélie faite en décembre 1898 :

«Je prie la Vierge Marie, devant les abaissements de son divin Enfant,
de vous prêter sa voix pour le chanter,
sa langue pour le bénir,
ses yeux pour le contempler,
et les ardeurs de son coeur pour l'aimer.»

Oui, Jésus, doux fils de Marie, je t'aime de tout mon coeur.

 

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