Titre :
La Belle "Brillonnante"
Cette statue miraculeuse de la Vierge Immaculée, si chère au coeur d'Aurélie Caouette dès ses jeunes années, statue que l’on nomme - ‘La Belle Brillonnante’- et qu’on pourrait appeler ’La Belle rayonnante’, se trouvait à l'actuelle église Notre-Dame du Rosaire. Elle nous fut donnée par les Pères Dominicains en février 1879.
Dans les notes de Mgr Joseph Sabin Raymond, directeur spirituel d’Aurélie, nous lisons ce qui suit en date du 26 octobre 1858:
« Aujourd'hui, elle (Aurélie) a terminé un voile pour la statue de la Vierge de Notre-Dame du Rosaire. Elle s'est rendue à cette église pour le poser. Elle ne savait qui appeler pour descendre cette statue,… et qu'on ne peut atteindre, là où elle est, que par un escabeau mis sur l'autel, et encore est-il difficile de la retirer à cause de tout ce qui l'entoure. En attendant que quelqu'un vint à qui elle put demander de descendre cette statue, elle s'est mise à prier. Elle a perdu l'usage de ses sens. Quand elle est revenue à elle, la statue était au bas de l'autel, et elle s'est surprise achevant de lui ajuster son voile. Le curé (Resther) est venu un instant après; il l'a questionnée sur la manière dont elle avait pu avoir la statue auprès d'elle. Il a compris, à ses réponses embarrassées, qu'il y avait du mystérieux. »
Et l'annaliste ajoute: «A ce moment, Monsieur le curé Resther n'était plus hostile à sa paroissienne. En effet, ayant été l'heureux témoin oculaire de quelques-unes des merveilles accordées à Aurélie… (robe blanche, sang sur la langue, etc.) il avait exprimé à M. le G.V. Raymond, le 29 mars 1857, "son regret d'avoir si longtemps douté, et il avait rétracté, devant plusieurs personnes, le jugement peu favorable qu'il avait porté sur ce qu'on attribuait d'extraordinaire à Aurélie."
Dans sa lettre adressée à Mme G. Bliss, le 6 octobre 1878, notre Mère Fondatrice parle de cette statue, en ces termes:
« L'Église de Notre-Dame possédait une statue de la Vierge du Rosaire qui m'attirait, quand j'étais enfant, par un charme irrésistible. C'est à ses pieds, me semble-t-il, que j'ai reçu les premières intuitions de ma destinée, les premiers germes de ma vocation à la vie religieuse et contemplative. N'ai-je pas raison de l'aimer cette douce Vierge du Rosaire à qui je dois tant de bonheur?»
Enfin, le 16 février 1879, les Pères Dominicains donnèrent à notre Communauté cette belle Vierge du Rosaire. Elle fut placée dans la chambre de Mère Catherine Aurélie du Précieux Sang, et y demeura jusqu'à la mort de notre chère Fondatrice, le 6 juillet 1905. On mit alors cette statue au choeur, à la stalle qu'avait occupée notre vénérée et bien-aimée Mère. Elle y resta jusqu'en 1983.
Maintenant, on retrouve cette précieuse statue au petit Oratoire où elle veille sur les restes mortels de notre douce Mère Catherine Aurélie Caouette, depuis le 11 juillet 1983, jour où l'on procéda à la seconde inhumation de notre à jamais regrettée Mère Fondatrice.
C’est avec bonheur que nous nous unissons à elle pour chanter: ‘Gloire au Sang de Jésus qui a rendu Marie si belle et si pure!’, et pour bénir la Vierge du Rosaire en répétant de tout cœur ce cri de louange: ‘Amour à Marie Immaculée qui a fourni à Jésus les premières gouttes de son Sang réparateur!’