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En puisant dans notre patrimoine immatériel, nous découvrons des mines d’inspiration poétique touchant notre spiritualité, notre vie communautaire, les célébrations religieuses ou l’accueil des visiteurs. Écoutons vibrer les cordes sensibles de nos devancières du siècle passé.
Les Adoratrices du Précieux Sang.
Flora Soeur Marie-de-Bon-Secours (Marguerite Gosselin), a.p.s.
Soeur Marie-de-Bon-Secours est née à Verchères (Québec) le 10 mai 1841. Décédée au monastère du Précieux Sang de Saint-Hyacinthe le 7 avril 1893, elle est inhumée au cimetière claustral.
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| Christophe Colomb et la jeunesse catholique |
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« Cinglez sur l'Occident, mes blanches caravelles,
Légers oiseaux des mers, tendez vos grandes ailes,
Volez, au nom du Christ, vers des cieux inconnus.
Dieu le veut! affrontez de la mer ténébreuse
Le fier Léviathan, la vague furieuse,
Au loin portez la Croix, l'Évangile et Jésus! »
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Ainsi parla Colomb debout sur son navire,
Son regard est brillant sous la foi qui l'inspire.
Enfin, voici cette heure objet de tant de voeux!
Dominant de sa voix le bruit de l'équipage,
Et du Dieu rédempteur montrant la sainte image
Il commande en héros délégué par les cieux.
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Voguez, roulez, humble flottille,
Le vent est bon, le soleil brille,
La vague est d'or, le ciel serein;
Et vous avez triple boussole:
La foi du Maître et sa Parole,
Avec l'Étoile du matin!
Sur cette mer presque infinie,
L'oeil d'un chrétien, l'oeil d'un génie,
Jette un regard sûr et profond,
Ne craignez rien sous son égide,
C'est la main de Dieu qui le guide:
Suivez l'Aigle, suivez Colomb!
Le vent souffle toujours dans les voiles tendues;
La flotte a sillonné d'immenses étendues:
L'Europe a fui, là-bas, dans l'Orient brumeux,
Et les jours et les nuits, sur la plaine mourante,
N'apportent plus qu'horreur et tristesse navrante
A ces marins audacieux.
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Dans le mystère et les ténèbres,
Montent des bruits, des voix funèbres:
Râle, clameur, sourd grondement!
La vague bouillonne et s'élance,
La caravelle se balance
Et tombe comme en s'abîmant!
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« A nous, Sainte Marie!
Les vents sont en furie,
Clament les matelots,
Le Bélimoth aboie...
Satan guette sa proie,
Satan, roi de ces flots!
Non, non! l'escadre d'Isabelle
Porte la gloire du Seigneur
L'écueil semble fuir devant elle,
Elle a le Christ pour conducteur.
Colomb le sait. D'un oeil tranquille
A son attrait toujours docile,
Aux cieux il demande un chemin;
Son espoir brille dans l'étoile,
Et chaque brise dans sa voile
Lui murmure: Demain, demain!
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Sur la mer inconnue
Entre l'onde et la nue
Qui peut nous secourir?
Téméraire voyage!...
Sans revoir le rivage
Il nous faudra mourir! »
Terre! terre! - a crié la joyeuse vigie;
Et Colomb, à genoux, sanglote, chante et prie:
Non, Dieu n'a pas déçu l'espoir de ce grand coeur!
L'immortel Porte-Christ, sur la plage lointaine,
Arbore enfin la Croix, la nomme souveraine,
Il offre un empire au Sauveur.
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Salut belle Amérique aux grandes destinées!
Baigne à deux océans tes rives fortunées
Et cours d'un pôle à l'autre enfantant des élus,
Lacs, fleuves, monts, forêts de sa riche nature,
Chantez avec Colomb d'une voix forte et pure
Le nom trois fois saint de Jésus!
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Quatre siècles ont fui. Sur les terres nouvelles,
L'Église a répandu ses clartés immortelles:
De la croix de Colomb naquirent d'autres croix,
Et les lieux ombragés par cet arbre de vie
Ont vu bientôt le prêtre et l'autel et l'hostie,
Germer sur cent points à la fois.
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Allez, nouveaux Colombs, ne craignez pas la vie,
Si l'Archange Michel, si la Vierge Marie,
Si l'Église et le prêtre ont soin de votre sort.
Avec ces protecteurs au ciel et sur la terre,
Heureux, vous franchirez l'inconnu, le mystère,
Et la croix à la main, vous entrerez au port!
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Fête de Saint Michel Archange 29 sept. 1892. |
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| Mère, t'en souvient-il! |
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Mère, t'en souvient-il? C'était un jour d'automne
Où l'Église exaltait la croix du Rédempteur;
Les anges descendaient, et ta sainte patronne,
Catherine était là pour te nommer sa soeur.
Trois vierges t'entouraient et te disaient: « Ma Mère! »
Elles avaient compris ton Sitio d'amour...
Un pontife sacré vous montrait le Calvaire
Et vous disait: « Enfants, voilà votre séjour ! »
Et la croix de Jésus rayonnait triomphante,
Et ses bras ombrageaient de belles roses en fleurs;
Elle épanchait sur elles une onde bienfaisante:
Ces flots étaient du Sang! Ces roses étaient des coeurs !
La croix triomphe encor! Du haut de six Calvaires,
Elle attire à Jésus bien d'autres coeurs pieux;
Et ta grande famille, ô plus chère des Mères,
Te bénit en chantant: « Gloire au Sang précieux! »
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Anniversaire de fondation - 14 sept. 1891 |
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