Titre :
Une ancienne Chaise berçante
Cette berceuse de bois tourné, plié, chevillé avec un dossier arrondi d'un seul tenant et un siège massif travaillé pour épouser la forme du corps; cette chaise, dis-je, dont les traverses sont en bois tourné, est peinturée en vert foncé. Elle nous parle encore d'une apparition de la Vierge d'Israël à notre Fondatrice, Mère Catherine-Aurélie. C’était en la fête de la Visitation le 2 juillet 1864, et une autre le lendemain, dimanche le 3 juillet 1864, en la fête du Précieux Sang.
Voici ce qu’on lit dans le Journal de l’abbé J.-S. Raymond, en date du 2 juillet 1864:
«Vers 9 heures, Mère Catherine Aurélie, croit voir assise sur cette chaise berçante, cette apparition d’une Vierge très belle vêtue de blanc avec une banderole rose, qui l’a déjà charmée.1 Sans penser à ses douleurs, elle s’élance de son lit, va au fauteuil, la presse (la Vierge) dans ses bras; elle (Aurélie) s’endort et se réveille au bout d’un quart d’heure, ne sentant plus ses douleurs. Elle travaille facilement à la chapelle, à la parure pour la fête du Précieux Sang. Après trois heures de travail, les douleurs la reprennent; on la conduit à sa chambre; elle souffre au lit tout l’après-midi.»
- 3 juillet 1864 - «Aurélie continue à souffrir toute la nuit. Vers 4 heures, la vision de la belle Vierge apparaît; elle demande son nom: ‘’Je suis la Vierge d’Israël.’’ Aurélie veut se jeter dans ses bras; la vision disparaît; elle se trouve mieux, descend à la chapelle pour se préparer à la communion. À l’action de grâces, elle se voit comme teinte de sang, et elle entend distinctement Jésus lui dire : ’Le sang dont tu es inondée est la marque de notre union; il est pour toi le gage de l’immortalité; par la vertu de ce sang tu régneras avec moi dans les cieux.’
Au bout d’un certain temps, les douleurs la forcent de reprendre le lit. Elle assemble les Sœurs, leur parlent du Précieux Sang et les émeut, puis elle leur raconte, comme un rêve, la vision de la Vierge d’Israël.
Elle dit que Marie veut être honorée non seulement comme Mère de Dieu et comme Mère des hommes, mais comme Vierge tout aimable et toute pure dans son adolescence. Elle prend la résolution de penser souvent à Marie dans cet état.
(1) Note : Quelques semaines avant, l’abbé J.S. Raymond avait écrit, soit le 19 juin 1864:
«Elle croit voir une vierge d’une ravissante beauté, vêtue de blanc …,
qui se tient près d’elle, la regarde, mais ne dit rien.»
< Réalisons que ce SILENCE de la Vierge d’Israël est grand! Les Évangélistes n’ont recueilli de Marie que très peu de paroles. On a dit qu’elle gardait tous les événements dans son cœur… de contemplative.
Alors, si nous voulons apprendre à unifier l’action et la solitude, il suffit de regarder la jeune Vierge Marie, et de méditer près d’elle, afin de comprendre que le silence est une énergie pour résister à bien des tentations et qu’il est le gardien de toute vie intérieure.>
Vierge silencieuse, priez pour nous, et apprenez-nous l’inestimable prix du Silence.
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