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Titre : Une Robe de Baptême

Voici une robe de baptême, en toile de lin, garnie à la main d’une broderie Richelieu.  On peut  voir  sur le devant,  des  figures au bord  festonné,  puis  ajourées  et  brodées  légèrement. Cette  ornementation ressemble à  des  couronnes  de  feuilles, enjolivées  de  quelques marguerites  brodées.  On remarque aussi à quelques endroits, des figures qui ont  été raccordées entre elles par des brides simples ou ornées de picots.  Comme  garniture  des  manches et de l’encolure de la robe,  on a posé une délicate frivolité.

Cette blanche robe de baptême fut faite, nous a-t-on dit, par une Soeur du Précieux-Sang, pour être donnée par Mère Catherine-Aurélie Caouette à sa soeur Victorine, (Mme Louis Benoît), entre 1862 et 1876. De toutes évidences, Victorine, après s’être servi de cette robe pour plusieurs de ces onze enfants, passa cette précieuse robe à sa fille Léontine, épouse de M. Alexandre Ostiguy depuis le 19 avril 1898. Ceux-ci eurent 13 enfants. Notons qu’aucune de leurs huit filles n’entra au cloître du Précieux-Sang. Enfin, vers 1930, un membre de la famille rapporta cette robe de baptême au Monastère où elle est conservée bien précieusement.

Une année, en mémoire de la naissance de notre Fondatrice, née et baptisée le 11 juillet 1833, une sœur du Précieux Sang de St-Hyacinthe a composé un chant, sous le titre de ‘Ma Robe de Baptême’, qu’on aime à chanter chaque année, dans tous nos Monastères, le 11 juillet. En voici les quatre couplets:

MA ROBE DE BAPTÊME

Ma blanche robe de baptême,                       L’Écho du jour qui m’a vu naître,      
Oh! Que ne t’ai-je sous mes yeux!                Sortant de tes soyeux replis,
Je te dirais combien je t’aime,                       Avec ma voix, louerais peut-être
Je te confierais tous mes vœux.                    Le Sang divin que je bénis, le Sang divin que je bénis.

2
Si tu pouvais prendre un langage,
Si  tu  pouvais  te souvenir,
Me dirais-tu sous quelle image
Tu vis le ciel pour moi s’ouvrir?
Me parlerais-tu de cet Ange
Que Dieu me donna dès ce jour
Pour me former à sa louange,
Pour me garder dans son amour?

3
M’apprendrais-tu comment Marie
M’ouvrit alors son blanc manteau
Pour m’attirer près d’Aurélie
Dans le cortège de l’Agneau?
Et pourrais-tu dire à mon âme
Qu’elle sortit des mains de Dieu
Pour être un jour, ardente flamme
Brûlant d’amour dans le Saint Lieu?

4
Ma blanche robe de Baptême,
Tu n’es plus là, charmant mes yeux;
Mais j’ai bien plus que ton emblème
Quand  j’ai le Sang très Précieux.
Ce vêtement de l’innocence,
Ce Sang  le garde dans mon cœur;
Je lui dois tout depuis l’enfance,
Ah! que rendrais-je à mon Sauveur?


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