Titre :
Mgr Joseph Sabin Raymond
La photo de ce boitier daguerréotype, nous présente la digne et noble figure de Mgr Joseph Sabin Raymond comme prêtre, et aussi comme Supérieur du grand Séminaire de Saint-Hyacinthe. Ce précieux cadeau, en cuivre doré, lui fut peut-être donné le 21 juillet 1876, alors qu’il mérita le titre de Prélat Domestique, honneur conféré par un bref de Rome qu’il semble tenir dans sa main. Depuis ce jour, on le nommait Mgr J.- Sabin Raymond. Il était âgé de 66 ans.
Les Adoratrices du Précieux-Sang gardent un reconnaissant souvenir de ce prêtre éminent et pieux que fut notre si bon Mgr Raymond. Longtemps, il fut le zélé directeur d’Aurélie et des religieuses de son Institut. Mais qui était Mgr J. Sabin Raymond?
« Joseph Sabin Raymond est né le 13 mars 1810, à Saint-Hyacinthe. Sa mère avait nom Jeanne Cartier. Le petit Joseph Sabin, doué de talents remarquables, entra au collège, tout voisin de la maison paternelle, dès l'âge de sept ans, et termina ses études à 16 ans. Nous savons aussi qu’il était le frère de Rémi Raymond, plus tard ministre fédéral très respecté.
En 1827, ayant embrassé l'état ecclésiastique, il fut envoyé comme professeur au collège naissant de Chambly. L'année suivante 1828, il revint enseigner au collège de Saint-Hyacinthe.
À 22 ans, soit le 22 septembre 1832, il reçut la prêtrise; c’était l'année de la mort du fondateur du collège, M. A. Girouard, dont il devait continuer l'oeuvre avec tant d'éclat et de dévouement. Il fut, tour à tour, et jusqu'à sa mort, professeur de littérature, de rhétorique et de philosophie, et aussi très longtemps Supérieur du Séminaire; cela à partir de 1847-1853,» puis de 1859 -1883.
« En 1842-1843, ses collègues le choisirent pour aller en Europe afin d'y étudier dans les diverses maisons d'enseignement. En France et en Italie, il connut Lamartine, Lacordaire et Montalembert, et plusieurs autres célébrités européennes. Quand il revint d'Europe, l'abbé J. Sabin Raymond avait son doctorat en Théologie. De 1847 à 1853, il fut le DEUXIÈME supérieur du Séminaire, à la suite de l'abbé Joseph LaRocque. Dès avant l'année 1850, l’abbé Raymond commença à occuper une place élevée parmi les écrivains distingués du Canada. Puis, en 1852, quand le diocèse fut formé, Mgr J.-Charles Prince le nomma son Vicaire Général.»
Notons que, le 23 août 1854, l'abbé Raymond fit profession comme membre du Tiers-Ordre de Saint Dominique, entre les mains de l’évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr J.- C. Prince, qui, immédiatement après, fut admis, lui aussi, dans le même Tiers-Ordre, par l'abbé J. S. Raymond. Celui-ci avait reçu ce pouvoir du Père Lacordaire, o. p., le 1er août de cette même année. Plus tard, soit le 14 septembre 1861, avec Mgr Joseph LaRocque, l’Évêque de Saint-Hyacinthe, il fut l’un des deux Fondateurs de l’Institut des Religieuses Adoratrices du Précieux Sang, filles de Marie-Immaculée, dont Catherine-Aurélie fut la Fondatrice.
Mentionnons que c’est au Couvent des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame que l’abbé Raymond connu Aurélie Caouette, entre 1845-50. Prêtre d’une sagesse et d’une prudence remarquables dans la direction des âmes, il était confesseur des religieuses et des élèves. C’est à lui que la jeune Aurélie, alors pensionnaire au couvent, se confia. Il demeura son dévoué directeur spirituel pendant près de quarante ans, c’est-à-dire jusqu’au matin où la mort venait le frapper, alors qu’il se préparait à dire sa messe au Monastère du Précieux Sang, en juillet 1887. Nous lui devons les précieuses pages de ‘son journal’ où nous trouvons le récit des faveurs et états mystiques dont Aurélie fut favorisée de la part du Seigneur. Mgr Raymond nous a laissé aussi, un grand nombre de Méditations sur la Passion et le Précieux Sang de N.-Seigneur Jésus Christ.
Ajoutons que le 22 septembre 1882, il avait fêté son 50e Anniversaire sacerdotal; il avait 72 ans.
En 1887, « Plein de mérites et de vertus, ce saint prêtre, âgé de 77 ans, grand apôtre du Précieux Sang, s'est éteint doucement le trois juillet 1887, jour où l'Église célébrait cette année-là, la fête du Précieux Sang. Oui, Mgr Raymond a jeté de la gloire sur notre belle ville de Saint-Hyacinthe. Son souvenir demeure gravé dans tous les coeurs, et son nom appartient désormais à la postérité! » cf. ‘Le Courrier de Saint-Hyacinthe, vers le 5 juillet 1887. ‘ Que Dieu le glorifie!’
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